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Les outils du jardinier

Le broyeur

photoBien que celui-ci ne soit pas donné comme indispensable, il le devient vite lorsque le besoin en compost devient important.
En effet il permet de se débarrasser de nombreux éléments ligneux que l'on ne pourrait composter sans lui. Ainsi branchages, coupes annuelles de haies, d'élagage, branches de rosiers, d'arbustes décoratifs, débris de débroussaillage ou de nettoyage sont tous récupérés et ne sont plus brûler comme c'est souvent le cas. D'autant plus que vous pourrez récupérer ces mêmes éléments chez votre voisin qui ne sait, le plus souvent, qu'en faire, les brûle ... ou, au mieux, les porte à la déchetterie qui, mélangés aux boues de la station d'épuration, en fera du compost!
Les débris ménagers et du potager ne comblent pas les besoins en compost d'un jardin, surtout si on l'emploie en mulching. Il permet aussi de supprimer l'endroit ou vous faisiez votre feu après maints essais d'allumage et d'échecs et de diminuer le temps de compostage.
Cependant pour être efficace une bonne puissance est nécessaire et son prix est en conséquence.

Le composteur rotatif

Renseigné par des utilisateurs, j'ai acquis un composteur rotatif qui peut produire un compost en 14 jours. Ceci est sûrement possible dans des conditions bien précises:

photoJe n'utilise aucun calcul pour déterminer C/N mais pendant le compostage d'une fournée, j'accumule débris végétaux divers broyés,secs et humides, que je charge en les ré humidifiant si besoin est, en ajoutant un activateur biologique. Le compost se forme alors en 4 à 6 semaines. Ce qui est beaucoup plus rapide que le compostage en tas (comptez en semaines, ce qui se faisait en mois). Je l'utilise alors en mulching où les éléments les plus ligneux finissent par se décomposer.
J'ai aussi expérimenté un compostage en complétant l'ensemble d' une fourche de compost contenant des vers; au bout de 15/20 jours les vers étaient devenu des milliers: une véritable "fourmilière". Je pense qu'il est de même pour les micro organismes qui trouvent ici les conditions favorables à leur multiplication.
Il présente en outre les avantages suivants:

Deux inconvénients: la fermentation se ralentit puis s'arrête lorsque la température nocturne devient trop basse et ce, bien avant un compost en tas car il n'y a aucune protection thermique, et son prix...
Mon avis sur la pub de cet appareil

Avec le composteur, une fourche sera indispensable ainsi qu'une brouette.
photoJ'ai un faible pour la brouette fermière, pratique et fonctionnelle, qui rappelle celle d'autrefois. Celles d' aujourd'hui ont gagné en légèreté et en maniabilité grâce à leur roue gonflable et à leur structure en acier tubulaire.

Le labour

Le premier instrument à acquérir est la bio fourche ou la "grelinette" qui permettent un travail du sol sans retournement. Elle l'est d'autant plus que les types de jardins mentionnés ici, ne s'accordent pas avec des engins lourds de motoculture et ce, à cause de l'organisation même de ceux-ci, où les légumes côtoient les vivaces, les petits fruits rouges et les plantes aromatiques. Seuls pourraient être utilisés de petites motobineuses, travaillant sur 24cm de large, légers et maniables. Ces dernieres ont aussi l'avantage de ne pas travailler profondément, donc de ne pas trop enfouir le compost apporté en surface.
Un croc à 4 dents pour casser les mottes complète cet équipement minimum.

Pour les grandes surfaces une motobineuse devient indispensable et le marché en offre de différents modèles, jusqu'à des motobineuses montées sur 3 roues et travaillant à l'avant en contre rotation.

Les semis et repiquage

photoPour le jardin, un petit semoir constitué d'une boite et d'une ouverture réglagle selon la grosseur des graines est suffisant.
Pour les grandes surfaces, des semoirs sur roues sont proposés. Attention à ceux tout en matière plastique qui peuvent engendrer de l'électricité statique entrainant l'adhérence des graines aux parois du container.

Pour éviter le stress dû au repiquage.

Truc donné par un ami Michel le jardinier.
Dans une ancienne caisse à poisson en polystyrène, mettre une plaque de polyuréthane percée de trous d'environ 4cm de diamètre à l'aide d'une scie cloche. Dans chacun de ces trous mettre du compost bien décomposé, tasser et semer une ou deux graines dans chaque trou en les recouvrant; garder en serre ou à mi ombre selon la saison; arroser deux fois par jour en pluie très fine. Garder ensuite qu'un plant par godet. Lors du repiquage vous n'aurez qu'à soulever la plaque de polyuréthane et à sortir chaque plant en le poussant par dessous afin de l'extraire. Il n'y aura pas de stress, le plant gardant sa motte de terreau.
Ce système peut être étendu aux tomates, courgettes, etc. en faisant des trous plus importants dans le polyuréthane.
Cependant, quelquefois, le système radiculaire se développe  au détriment du feuillage qui reste étiolé; je pense que ceci se produit lorsque la température est trop élevée ou les plants trop exposés au soleil; il développe alors ses racines qui plongent vers le bas resté humide.
Il est donc préférable de repiquer très tôt; les plants ne souffrant d'aucun stress, moins qu'en mini mottes car les feuilles ne flétrissent aucunement.

Pot Maker Génial! Des fournisseurs (Baumaux, Botanique éditions -moins cher) proposent un ustensile très astucieux et très simple en bois (PotMaker) pour confectionner des pots de 6 cm de diamètre, à partir de bande de papier journal de 9x25 cm. On transplante ensuite l'ensemble, le papier se dégrade alors en pleine terre. Ce système est particulièrement intéressant pour cucurbitacées, tomates, choux.

Les japonais sèment dans des demies coquilles d'oeufs emplies de terreau, qu'ils mettent en terre ensuite lorsque le plant a quelques feuilles.

Pour la culture en serre, des fournisseurs proposent des presse-mottes pour jardinier et professionnels à utiliser avec un terreau-motte.
Un semoir à embout interchangeable distribuant les graines une à une, est proposé par "Baumaux" et "Morgan &Thomson" (moins cher).

Le travail du sol

Recouvrant le sol de compost ou d'engrais vert, les outils sont réduits au minimum.
Pour les grands jardins, des houes maraîchères poussées, pouvant être équipées de différentes lames, sont disponibles sur le marché.
Il existe également des petites houes rotatives qui s'adaptent sur des débroussailleuses à moteur thermique, ainsi que divers accessoires: élagueuse, coupe bordures, etc..
photoSur les microbineuses s'adaptent différents outils dont un soc très pratique pour butter les pommes de terres, haricots...(écarter les rangs de 50cm. minimum.)
Au printemps, une bonne tondeuse pratiquera la coupe de l'engrais vert qui sera pulvérisé sur le terrain.

Le désherbage

Je veux parler du désherbage des allées qui, si elles ne sont pas sablées, sont rapidement envahies par des adventices, ou encore de celles entre les planches.
L'usage du glyphosate me semble peu écologique et certaines informations me laissent douter de sa non toxicité bien qu'il soit annoncé comme biodégradable.
Ils existent des désherbeurs thermiques qui me semblent malgré tout peu pratiques qui à cause du poids de la bouteille de gaz, oblige à traîner un long tuyau avec soi.
Cependant, il existe des désherbeurs qui se branchent sur des bouteilles de propane de 6 kg., il en existe un qui se porte comme un sac à dos, ce qui me semble une bonne solution pour rester libre de ses mouvements et de circuler dans le jardin.
Ou encore faire la largeur des allées de la même largeur de coupe que la tondeuse et la passer de temps en temps- j'ai adopté cette méthode. A moins de manger beaucoup de pommes de terre à l'eau, reste celle de nos grands mères qui déversaient l'eau de cuisson dans les allées de leur jardin... ou le sarclage et désherbage manuel bien contraignant, mais dont les végétaux alimentent le compost ou le mulch.

L'arrosage

L'eau est devenue, vue son coût, un problème pour le jardinier...et le portefeuille!
Aussi il va devenir avantageux d'installer des cuves qui récupèrent les eaux provenant des toitures.
J'ai choisi des cuves en plastique de 6000l. et 1600l., la deuxième servant de réserve de secours, enterrées pour pouvoir se remplir l'hiver; en effet les cuves extérieures doivent être vidangées durant les période de gel, et dont le trop-plein se déverse dans la mare. Une pompe avec surpresseur complète celle-ci: l'eau courante est ainsi au jardin après passage dans un filtre.
La mise en place d'un arrosage automatique de goutte à goutte convient pour les tomates, par exemple, mais seuls les tuyaux suintants conviennent à cause de la simplicité de leur installation: un tuyau de 13mm. longe l'allée d'où partent tous les 50cm. les tuyaux suintants vers les rangées de légumes. Ces derniers peuvent etre ouverts ou fermés, ils ne gênent pas le travail du sol car ils peuvent être recouverts de terre et ne nécessitent pas une installation complexe.
L'eau provenant d'une cuve alimentée par les eaux pluviales, je ne connais l'incidence du calcaire sur ceux-ci.
L'hiver ils sont démontés et enroulés pour être mis à l'abri et en été, il suffit de les rebrancher aux "aquastop".

Matériel nécessaire pour chaque rangée de légumes:

photo - 2 morceaux de tuyau de 13mm.,
- un raccord en T,
- un set de raccordement pour tuyau micreo-poreux;
- du tuyau suintant de la longueur du rang à irriguer et
- un embout d'extrémité avec collier de serrage.
Le tuyau suintant étant souple, il est nécessaire d'introduire un morceau de tube de 13mm. à l'intérieur pour le rigidifier et permettre sa fixation au set de raccordement "Gardena".
L'ensemble est alimenté via un réducteur de pression et filtre et un programmateur, non obligatoire.. mais bien pratique!

Les systèmes à goutteurs sont gênants dans les plantations, se bouchent ou au contraire, laissent passer un jet continu; adieu les économies ! En tout cas, choisir des goutteurs démontables.

Si vous rester accro aux goutte à goutte conseil d'un expert

Quant aux asperseurs, ils sont idéaux dans les massifs de fleurs mais peu adaptés au potager. Leur principal avantage est la finesse de l'arrosage qui ne tasse pas la terre.
Deux arrosoirs compléteront cette installation: un normal et un métallique, à pomme très fine pour les semis en serres ainsi qu'un petit pulvérisateur: il en existent à pression préalable, très pratiques pour arroser les plantes en godets.

Un fabricant propose un arrosoir qui se remplit en branchant un tuyau muni d'un "aquastop" et dont le remplissage peut se régler selon le volume désiré; c'est très pratique car on peut amener un tuyau jusqu'au fond de son jardin et le remplissage s'effectue très simplement en branchant le tuyau sur l'arrosoir; le remplissage stoppe automatiquement, le niveau d'eau atteint. En vérité, il en faudrait 2 de ce type: pendant que l'on arrose, l'autre se remplit.

On trouve aussi dans le commerce de petits systèmes à goutteurs fonctionnant par gravité avec un réservoir de 10,5 l. et un jeu de 6 goutteurs; ce qui parait très intéressant pour les tomates; et pourquoi pas remplacer l'eau par eau + 20% de purin d'ortie finement filtré ( et là il y a problème car les filtres se colmatent très rapidement), ce qui offrirait les mêmes possibilités qu'un système plus complexe, avec débit réglable, permettant d'ajouter à l'eau un engrais liquide- purin d'ortie - (Hydromat). Ce dernier est livré avec 50 goutteurs et fonctionne sur le principe du siphon (automatique).
Un autre système est proposé par la Société "Iriso" qui fonctionne par gravité, avec cette même possibilité d'ajouter un extrait végétal dans la réserve et dont les goutteurs sont réglables (intéressant pour cultures associées en ligne) et démontables mais attention aux taupes, car celles-ci, attirées par l'humidité, rendent les goutteurs inopérationnels. De plus ceux-ci sont très longs à se régulariser. Le jury du concours Lépine est un expérimentateur de salon!

Les traitements

Une poudreuse est nécessaire si l'on emploie de la roténone en poudre et du soufre.
Cependant on peut se limiter à des produits liquides, soufre mouillable, bouillie bordelaise, purins, insecticides naturels liquides pour n'avoir à s' équiper que d'un pulvérisateur. Les anciens modèles en cuivre étaient très beaux et d'une belle réalisation mais le piston en cuir se détériorait très rapidement. Aujourd'hui les pièces détachées sont introuvables.
Il en existe maintenant en inox.
Les pulvérisateurs "Berthoud" offrent divers accessoires et buses différentes selon la forme du jet que l'on veut obtenir et les pièces détachées sont en vente dans toutes les jardineries mais ils sont en plastique et bien légers quant à leur fabrication!
Pour les purins, il faudra une poubelle de 80 litres pour la fermentation, un filtre en inox, un entonnoir de caviste et des récipients pour les conserver.

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