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tableau Si tu veux être heureux une heure,
Enivre-toi,
Si tu veux être heureux un jour,
Tue ton cochon,
Si tu veux être heureux une semaine,
Fais un beau voyage,
Si tu veux être heureux un an,
Marie-toi,
Si tu veux être heureux toute ta vie,
Fais-toi jardinier
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Je ne crois pas m'être éveillé un seul jour de ma vie sans contempler la Nature avec un émerveillement nouveau. Le miracle est partout.

Pablo Casals.

L'éthique, la philosophie et la pratique du jardinier

Le jardin

Un jardin n'est pas un organisme isolé au sein d'un paysage. Comme tout organisme vivant il dépend de nombreux facteurs: climatologique mais aussi environnemental. Le grand changement concernant sa protection fut lorsque j'occupais tout le terrain proche par une mare intégrée à un jardin "sauvage" dont la caractéristique était une grande diversité de plantes, arbustes et fleurs, toutes rustiques sous notre climat et propres à nos régions.

Le jardinier

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Son éthique

Tous ces jardins sont cultivés écologiquement, c'est à dire qu'ils répondent à plusieurs critères:
- Il n'est fait usage d'aucun produit phytosanitaire et la protection du jardin est garanti par l'équilibre de la faune;
- Il n'est utilisé que des fertilisants naturels et notamment des végétaux compostés soit en tas, soit en couverture;
- Le travail du sol respecte sa structure et encourage une vie active.
- La vie des insectes et des oiseaux est protégée par la culture de plantes attirant abeilles, papillons, bourdons, etc... et par la présence de nombreux nichoirs, d'une mare et d'un tas de compost.
- Les haies sont naturelles, composées d'arbustes indigènes variés pour leur protection et leur nourriture.
- Il n'est cultivé aucun hybride et des variétés anciennes de légumes, pour les fleurs, de vieilles variétés botaniques avec préférence des fleurs simples aux doubles ou exotiques qui n'offrent aucun attrait biologique à la vie animale.
- Les vieux arbres sont protégés car ils offrent de multiples refuges et sont une richesse dans l'agrément du jardin.

Je fais ici une petite réserve en ce qui concerne les limaces et escargots, car bien que quelques hérissons, couleuvres et autres animaux se partagent le territoire du jardin, ils ne sont pas assez nombreux ou assez voraces pour en limiter la prolifération.
Il en est de même pour les adventices et toutes herbes envahissantes qui sont éliminées à la main.

Sa philosophie jardinière

A ce sujet, rappelons ce que Bernard Palissy disait à propos de la "Philosophie requise en agriculture":
"Je te dis que n'est nul art au monde auquel soit requis une plus grande philosophie, qu'à l'agriculture, et te dis que si l'agriculture est conduite sans philosophie, que c'est autant que journellement violer la terre et les choses qu'elle produit; et m'émerveille que la terre et natures produites en icelle ne crient vengeance contre certaines meurtrissures, ignorants et ingrats, qui journellement ne font que gâter et dissiper les arbres et plantes, sans aucune considération. Je t'ose aussi bien dire que si la terre était cultivée à son devoir, qu'un journau produirait plus de fruit que non pas deux en la sorte qu'elle est cultivée journellement."

La jardinière

J'entends des voix:
- "Où est la jardinière?"
- ;"Dans le jardin!chromo Naturellement!"
Voici donc quelques portraits que des artistes firent d'elle.

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La pratique

Parcours

tableauDepuis sa création, l'agriculture biologique, en 50 ans, a progressé. A ses débuts, si en jardinage elle se distinguait surtout par l'utilisation de produits naturels, elle était par l'esprit peu différente du jardinage traditionnel; seules la fertilisation et la défense des végétaux par des insecticides d'origine naturelle, tels le pyrèthre et la roténone, faisaient son originalité. Aujourd'hui, les méthodes se sont diversifiées et après 40 ans de pratique et tenter tous les procédés, j'en suis arrivé à une pratique extrêmement simple et naturelle qui peut se résumer au maintien de la fertilité du sol par le seul procédé qui existe dans la nature, le compostage au sol selon la technique du BRF associé à un environnemnt maintenu sauvage; la nature redynamisée par son accueil à toutes espèces vivantes fait le reste.

Ses outils

Après avoir utilisé un motoculteur, j'abandonnais tout engin mécanique qui ne me donnait pas entière satisfaction pour:
- ne pas en être tributaire, de son fonctionnement, de son alimentation en essence, etc...;
- travailler la terre directement et être en contact avec elle;
- jardiner au fur et à mesure des besoins, grâce à l'utilisation de la fourche- bêche type grelinette;
- de par l'usage de cet outil, jardiner selon le processus naturel de fertilisation qui s'en trouve accéléré, mais nécessaire!

J'entends déjà les technocrates en tous genres proclamer que c'est le retour au Moyen-Age... Non, en ce temps là, la fertilisation se faisait par la mise en jachères. Il fallut attendre la Renaîssance pour découvrir que la terre pouvait être améliorée et ce fut notamment Bernard Palissy qui, dans son ouvrage "Recette véritable, par laquelle tous les hommes de la France pourront apprendre à multiplier et augmenter leurs trésors." donne les premiers éléments scientifiques pour sa fertilisation. D'autre part au Moyen-Age, les fléaux étaient œuvres du diable ou de Dieu pour punir les hommes et l'on ignorait bien les secrets de la nature, dont certains nous sont bien encore mystérieux!

phototableauSes principaux outils seront:
- un bon broyeurphoto, outil indispensable, acheté non pas dans un magasin de bricolage mais dans un magasin de motoculture. Il devra être d'une puissance de 2 KW minimum, voire trois en triphasé;
- une fourche-bêchephoto, type grelinette dont les fabricants aujourd'hui sont multiples et vendue sous diverses appellations;
- une fourche courbephoto et outils conventionnels: fourche, rateau, binette, brouette, etc...

La fertilisation

Elle se confond avec celle du BRF auquel s'ajoute un nouvel épandage de broyat plus fin durant l'été afin de réduire les arrosages. Les résultats de cette fertilisation ne sont pas immédiats et il faut attendre de 3 à 5 ans pour que celle-ci soit vraiment évidente. Les légumes récoltés sont de première qualité et d'une saveur qu'aucun autre procédé ne peut donner.
Lors des semis j'ajoute du terreau bien composté sur la ligne ou la planche de ces derniers.

La vie sauvage au jardin

Les insectes

La division des insectes en " nuisibles/utiles" a été crée au 19e siècle et est aujourd'hui reconnue inutile et dangereuse car aucun insecte n'est entièrement utile ou entièrement nuisible. Chacun d'entre eux fait partie d'une chaîne et s'il est nuisible au regard de l'homme, il est utile pour un prédateur, lui-même utile au regard du jardinier. Ainsi si l'on veut des coccinelles dans son jardin, il faut consentir qu'il y aient quelques pucerons sur quelques feuilles afin de les alimenter.
Il y a donc lieu de considérer que chaque insecte ou animal a sa part d'utilité et que celui-ci ne devient nuisible que lorsque l'équilibre a été rompu et qu'il devient invasif. Il en est ainsi pour tous les animaux venus d'autres pays où ils ne trouvent en Europe aucun prédateur et de ceux qui pour d'autres raisons prolifèrent subitement.

D'autre part, on a constaté que les insectes formaient une communauté interdépendante. Par exemple, les abeilles seules à polliniser les fleurs ont beaucoup plus d'activité si d'autres insectes pollinisateurs sont présents.
La coopération existe dans la nature, tant entre insectes et plantes, la pollinisation en est qu'un exemple, qu'entre plantes et champignons comme nous le dit Jean-Marie Pelt: lire

Ce qui pourrait se résumer:
Participer, diriger et collaborer avec la nature et non s'y opposer, qui n'est que destruction et éradication.

L'on a pu voir dans un documentaire télévisé par Arte que le maïs botanique savait parfaitement se défendre contre la pyrale alors qu'un sujet hybride perdait cette faculté, qu'une coopération existe entre plantes et insectes et l'on découvrira peut-être que la symbiose plantes/insectes est beaucoup plus importante qu'on aurait pu l'imaginer.

Contre les ravageurs et maladies

photophotoQuant à la préservation, le résultat fut immédiat lorsque le jardin fut intégré dans un milieu très diversifié; attaquées par des pucerons dont les fourmis faisaient l'élevage, les jeunes pousses de pommiers en furent totalement débarrassées en deux jours par la venue d'une nuée de coccinelles.
Depuis, je ne vois plus guère de coccinelles, mais aussi je ne vois plus de pucerons! Les agapes se font ailleurs.
Dans le jardin entre les rangées sont laissées des plantes annuelles qui se ressèment naturellement: bourrache, arroches, pourpier, plantes sauvages, datura dont les jeunes pieds alimentent les escargots qui délaissent alors les salades, etc... et suppriment que les adventices et quelques autres.

Quant aux maladies, elles sont inexistantes. Contre le mildiou attaquant principalement les tomates, je les cultive sous serre en plastique selon la méthode préconisée par Kokopelli, c'est à dire sans taille, pour limiter les infections, et "en cages" pour maintenir leurs branches en hauteur. Je relève les cotés de la serre, les journées ensoleillées.

Voir également la faune

Sources

- Vincent ALBOUY- Jardinez avec la naturephoto- Les bases du jardinage écologique
- Robert HARRISON- Jardinsphoto- réflexions
- Jean-Marie PELT- La solidarité chez la plantes, les animaux, les humainsphoto
Sur le Web
Tableaux de
- Francis BERTHAULT

 

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